Aujourd'hui, Anaïs m'a récité un de ses poèmes. Un poème émouvant, évoquant un sujet triste, mais beau. Beau pour ses mots, beau pour ses rimes, mais surtout beau pour les émotions qu'elle en a fait ressortir.
Puis elle m'a demandé si moi aussi j'écrivais des poèmes pour m'extérioriser, pour exprimer ce que je ne pouvais pas forcément expliquer par la parole, à des personnes qui comptent beaucoup pour moi, à mes amis, ou à ceux qui se disent être mes amis. A cette question, la réponse a été négative. Non, je n'écris pa de poème, tout simplement parce que je n'ai pas cette plume que certains ont en eux. Non, je n'écris pas de poème. Ni de chanson. Non, je ne fais pas comme la plupart des gens pour faire ressortir tout ce que j'ai en moi et qui me gène. Alors je danse... Ou plutôt je dansais, parce que, faute de place ou de temps, cela m'arrive moins souvent. Mais parfois tout explose, parce que comme chacun le sait (même mon cardiologue m'en a parlé...!) on ne peut pas tout garder en soi. Je commence alors à écrire. A écrire ce qui me passe par la tête; des mots, des idées, des pensées. Du vrac. Comme en ce moment-même.
Mais ce soir j'aimerais seulement parler de mes dernières relations. Relations amoureuses, amicales, peu importe leur nature... Ce soir j'aimerais dire que beaucoup de choses m'ont récemment déçues...
Parfois on se met à croire que rien ne peut nous arriver, on se sent comme invinscible, tout ça parce qu'on a du monde autour de nous, et on ose penser que tout ce "beau" monde ne nous laissera jamais tomber, ou alors qu'il est fait pour nous, et qu'on a bien choisi. Mais on se trompe peut-être.
Et c'est le cas pour moi ces derniers temps. Je m'en rends compte petit à petit, et je commence à faire la part des choses. "Ne pas se prendre la tête" était mon mot d'ordre (il l'est peut-être toujours, d'ailleurs), mais j'ai compris qu'il fallait tout de même réfléchir. Ou du moins, je pense avoir compris. Je n'ai peut-être pas fait les bons choix dans mes dernières relations, et je m'en excuse. Je vous ai probablement fait souffrir, mais vous pouvez me croire, j'en souffre aussi... Je suis dans une période de changements. Peut-être, mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller.
J'arrête les conneries.
Finis les frais des bêtises, je me mets à réfléchir avant d'agir.
Veuillez m'excuser, mais comprenez-moi, j'en ai assez.